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Tribune sur les évaluations internationales du système éducatif

jeudi 30 mai 2013, par Philippe Clauzard

B. Suchaut propose une nouvelle lecture des résultats de Pisa 2009. Si on notait sur 20 les résultats des pays participant à Pisa, la Corée et la Finlande auraient 11 et le Mexique 8,7. C’est cette présentation, qui relativise les résultats de Pisa, que Bruno Suchaut, chercheur associé à l’IREDU et directeur de l’URSP, présente en exclusivité aux lecteurs du Café pédagogique. Mais peut-on relativiser Pisa ?

L’enquête internationale de l’OCDE a une influence politique réelle. En France, les résultats de PISA sont régulièrement utilisés par V. Peillon et G. Pau-Langevin pour justifier la refondation de l’Ecole. En relativisant le classement entre les Etats, Bruno Suchaut ne remet pas en question la qualité du travail de l’OCDE. Il pointe le vrai écart : les écarts de performance à l’intérieur de chaque pays. Car c’est bien au sein de chaque contexte national que l’on peut agir.

" La significativité des différences est toujours centrale en statistiques inférentielles et tient au fait que les données concernent des échantillons d’individus et non pas des populations entières". Ce rappel aux réalités statistiques ouvre l’exposé de Bruno Suchaut. "L’interprétation des scores pose aussi la question de l’échelle de mesure choisie par les concepteurs du programme PISA pour chiffrer le niveau de compétences des élèves". Pisa fixe la moyenne des scores des élèves à 500 avec un écart type de 100. Or les deux tiers des élèves se situent à plus ou moins un écart type. Sur les 34 pays de l’OCDE , 22 ont un score compris entre 480 et 520. C’est dire que les écarts sont faibles et le classement, largement médiatisé, pas toujours significatif.

Traduire Pisa dans la notation sur 20

Pour rendre plus concrète cette réalité, Bruno Suchaut propose de la traduire dans trois systèmes de notation : français, belge et suisse. Si les pays de PIsa étaient notés sur 20, le plus mauvais résultat, le Mexique, aurait 8,7 et le premier de la classe (Corée, Finlande) n’aurait que 11. " L’impression qui se dégage de la lecture du tableau et des graphiques est bien le caractère relatif des différences de performances entre les pays", affirme B. Suchaut. " La Finlande (score de 536 à PISA), très souvent citée en exemple pour la qualité de son système éducatif est, comme la Corée, distante de la France (score de 496) de seulement 0,9 points". Or " on voit bien ainsi que de dire par exemple que la France est classée au 18ème rang sur les 34 pays de l’OCDE n’invite pas aux mêmes commentaires que de dire que le premier pays du classement ne dépasse la France que de 0,9 points sur une échelle de 0 à 20."

Suite de l’article du Café Pédagogique : http://www.cafepedagogique.net/lexp...

Voir en ligne : PISA à l’épreuve des notes Une autre lecture de la comparaison entre les pays - Site de Bruno Suchaut

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