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Réflexion métacognitive et processus de secondarisation

Métacognition et secondarisation

mardi 25 octobre 2016, par Philippe Clauzard

Entraîner les élèves à se situer à un niveau métacognitif, c’est les habituer à se situer dans un rapport de réflexivité par rapport au savoir et à leurs méthodes d’apprentissage.

Cette attitude métacognitive peut être favorisée par l’organisation de situation de conflit socio-cognitif en classe soit entre l’enseignant médiateur et les apprenants, soit entre pairs.

La capacité à se situer à un niveau métadiscursif est une des caractéristiques du rapport aux savoirs des élèves en réussite scolaire : distance critique, réflexivité, décontextualisation et abstraction…. Ce sont des attitudes mentales qui distinguent l’immédiateté de l’expérience quotidienne de la réflexivité des opérations intellectuelles exigées par les travaux scolaires.

Métacognition et secondarisation ne sont pas à confondre.

La métacognition consiste à prendre conscience des méthodes de pensée, réguler ses propres processus de pensée. L’élève est alors invité à verbaliser la méthode de « pensée » qu’il vient d’appliquer ou bien à commenter sa manière de résoudre un problème, sa stratégie. En prendre conscience peut permettre d’agir dessus, d’améliorer ses procédures...

La secondarisation consiste pour les élèves à exercer des activités de pensées, à réfléchir sur leur « faire », sur le sens qui existe derrière l’effectuation de la tâche scolaire : il ne s’agit pas de faire pour faire, mais de faire pour théoriser. Il convient de sortir de la matérialité de la tâche scolaire de manière à s’interroger sur l’objet de savoir qui est prétexte aux activités de classe, à abstraire et théoriser, à se situer en position de généralisation...

Pour ce faire, les élèves verbalisent ce qu’ils ont fait, quelles furent leurs difficultés et facilités devant la tâche scolaire, quelles furent leurs stratégies pour réussir, ce qu’ils retiennent, à quoi cela va-t-il leur servir ? Qu’est-ce qui est constitutif de l’objet de savoir ?

(c) Philippe Clauzard (extrait d’article)

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